Google Analytics : 5 informations à retenir

J’ai une relation d’amour-haine avec la collecte de données. La partie analyste en moi, Mr Hyde, trouve cela absolument fantastique d’avoir une source infinie de données à nettoyer, malaxer, traiter, analyser, triturer pour identifier des comportements ou encore comprendre les leviers qui influencent les personnes à passer à l’action et, mon côté Dr Jekyll soucieuse de sa vie privée qui refuse de se faire traquer pour préserver son intimité.

Je penche pas mal pour mon côté obscur ces temps-ci…

Mr Hyde, mon analyste a donc passé pas mal de temps à trifouiller dans ce bel outil qu’est Google Analytics, cette merveilleuse application qui t’aide à savoir si ce que tu fais avec ton site web est bien ou mal.

Est-ce que mes campagnes marketing ont bien fonctionné ? Qui visite mon site et quand ? Sur quelles pages arrivent ou partent mes visiteurs ? Combien de temps restent-ils à se balader sur le site ? Quels sont les mots clés qu’ils recherchent ?

Toutes ces questions qui demeurent sans réponse jusqu’à ce que tu installes le gourou Google Analytics sur ton site web.

Voulant en connaître davantage, j’ai suivi une formation Introduction à Google Analytics au Collège Ahuntsic. Pour maximiser ce cours, je conseille vivement d’avoir déjà ouvert et installé Google Analytics et avoir un esprit analytique. Deux jours intensifs qui m’ont épargné beaucoup de temps de recherche et offert des clés  indéniables pour affiner mes analyses et augmenter les performances des campagnes marketing.

5 points que j’ai retenu :

  • Si c’est gratuit c’est que vous êtes le produit

Bénéficier d’un outil gracieusement permet à Google d’enrichir sa base de données avec les vôtres. Aucune donnée personnelle n’est enregistrée mais c’est toujours à garder dans un coin de sa tête.

On aimerait bien ça mais Google Analytics ne réfléchit pas. Il n’identifie pas non plus pour vous les clés de succès, ni les autres indicateurs de performance
  • Google Analytics est une machine, un outil

On aimerait bien ça mais Google Analytics ne réfléchit pas. Il n’identifie pas non plus pour vous les clés du succès, ni les autres indicateurs de performance. Par contre avec de la  bonne huile de coude, si vous lui donnez de bonnes instructions,  il vous permettra d’accéder à la connaissance dont vous avez besoin. Alors questionnez vous et interrogez vos clients….Une perte de trafic soudaine ? Vérifiez-en la provenance et validez si celui ci était pertinent ou pas. Vous aviez des visiteurs venant d’Europe alors que vous vendez uniquement au Canada, est ce que cette perte est vraiment importante ? C’est un peu comme avoir des clients qui cherchent à acheter une voiture dans une épicerie, cela n’a pas de rapport.

Une page avec un taux de rebond élevé ne veut pas dire que la page n’est pas efficace. Mes clients ont une page de rendez vous qui les fait sortir de leur site pour aller sur Go Rendez vous. Cela qui implique un fort taux de rebond : la page a bien rempli son mandat !

Gardez donc l’esprit ouvert. On se met parfois des œillères alors que les données peuvent offrir des opportunités d’affaires. L’analyse du panier moyen des régions est bien plus élevé qu’à Montréal ou Québec ? Ciblez davantage vos promotions sur ces régions à plus fort retour sur investissement.

Assurez vous d’être rigoureux dans la nomenclature que vous utilisez pour décrire vos campagnes pour que Google Analytics s’y retrouve et vous aussi
  • Traquez, traquez, traquez

Tout ce qui amène sur votre site doit être traqué. Suivez toutes les promotions ou publications qui crée du trafic sur votre site de manière à bien reconnaître la provenance, par exemple, contenu versus une publicité.  Cet outil vous sera bien utile pour créer des url traçables. Et aussi, je n’ai pas trouvé de meilleur expression en français : garbage in garbage out . Assurez vous d'être rigoureux dans la nomenclature que vous utilisez pour décrire vos campagnes pour que Google Analytics s’y retrouve et vous aussi !

Aussi, traquez tous les boutons, actions sur votre site qui sont des indicateurs de succès vers la conversion. Par exemple, un clic sur le bouton demande de contact.

  • Les meilleures pratiques

Pour ne pas tomber davantage dans la technicité de la bête, j’ai retenu qu’il existe des bonnes pratiques (un peu comme se laver les mains avant un repas) à mettre en place dès l’installation de l’outil. Par ailleurs, les rapports personnalisés et l’utilisation de Google Data Studio permettent de créer des rapports spécifiques à votre business tout en gardant le contrôle sur les données.

Vous avez encore des doutes sur la pertinence de Google Analytics ou vous ne savez pas quoi faire avec, je peux vous aider !

Soyez plus visible sur Facebook sans payer la publicité

C’est le défi que se sont fixées Julie Rochon et Kim Grimard. Elles partagent leurs stratégies et leurs expériences dans une formation Soyez plus visible sur Facebook sans payer la publicité à laquelle j’ai participé hier pour mon plus grand plaisir !

En effet, tout bon marketeur qui se respecte se forme, s’informe, se met à jour et encore plus dans le vaste monde du marketing digital. Plus particulièrement, les algorithmes de Facebook changent constamment, la portée de nos publications aussi, autant être au courant des dernières tendances. Je dis souvent, je n’ai pas d’égo et c’est ce qui me permet d’avancer.

Si je peux obtenir un truc supplémentaire à mettre dans ma boîte à outils je vais sortir gagnante (et mes clients aussi) ! Si on ajoute à ça que, pour une fois, j’allais m’occuper de mon entreprise plutôt que celle des autres…je visualisais un doublé gagnant.

Ce que je ne savais pas c’est que j’allais assister à un show : la complicité et le dynamisme du duo Julie et Kim nous donne envie de déplacer des montagnes ! Si elles l’ont fait, on peut le faire aussi ! J’en ai « presque » perdu le sommeil.

Sans vous dévoiler le contenu de leur formation, j’ai appris qu’en tant qu’entrepreneure sur Facebook notre profil perso a vraiment tout autant d’importance que notre page pro ! Avoir son propre groupe est un outil attrayant mais possède des revers également :  à bien prendre en compte avant de se lancer dans l’aventure. Et encore, pourquoi et comment profiter des groupes des autres ?

En plus, c’est une autre manière de réseauter - j’avais écris un article à ce sujet 4 façons de réseauter malin et, de développer ses aptitudes entrepreneuriales.

En conclusion, oui c’est possible d’être plus visible sur Facebook sans payer la publicité avec des stratégies éprouvées et un peu d’huile de coude.

J’ai bien hâte de suivre ma prochaine formation !

Et vous, comment est ce que vous développez vos connaissances ?

Le pouvoir du marketing inbound

Hier, sur Facebook une amie partageait l'article "Cette tendance qui est en train de révolutionner le marketing" paru sur les site Les Affaires. En le lisant, je me suis dit que mon métier avait évolué avec le temps et que c'était pour le mieux.
Dans la foulée, sur linkedIn je suis tombée sur une citation de Seth Godin " le marketing ne se rapporte plus aux choses que vous concevez, mais plutôt aux histoires que vous racontez". Ayant exercé mon travail dans le domaine de l'édition et des publications, je sais à quel point le contenu a de l'importance.

Puis, j'ai repensé à l'intervention de Kevin Spacey au content marketing world et mise à part ma première réaction : " mais que fait Kevin ? Ne devrait-il pas être sur le tournage de la nouvelle saison de House of Cards ? " son élocution m'a laissé sans voix.
Il a tellement vu juste, l'histoire est PRI-MOR-DIALE. Quel génie ce Kevin, j'étais suspendu à ses lèvres. On sait tous à quel point les enfants aiment qu’on leur raconte des histoires, nous apprécions les films en grandissant, en quoi serait-ce différent avec le marketing ?

Force est de constater que les réseaux sociaux sont une source incontournable d'information. Et je ne fais pas exception à cette règle, je suis en lien avec des personnes qui partagent mes intérêts. Mon cerveau est attiré et nourri de ce qui a de l'importance pour moi alors inévitablement je vais le lire et le diffuser largement !

Revenons au sujet qui nous interpelle aujourd'hui en évoquant l'article du magazine Les Affaires. En marketing, la façon conventionnelle de promouvoir un produit est centré sur l'opportunité de gain financier, par exemple : Profitez de notre 2 pour 1 sur les yaourts glooby ou encore 50% de rabais sur un déjeuner avant 6.00 du matin et le tout d'une manière intrusive auprès du client potentiel (spot TV ou pub youtube). C'est ce qu'on appelle le marketing outbound.

Alors que de son côté le marketing inbound, s'attache, lui, davantage au contenu qu'au contenant.
"L’annonceur cherche à l’attirer en lui proposant du contenu informatif et pertinent."  Ce qui permet entre autres de cibler plus finement et de réduire ses investissements pour aller chercher de nouveaux clients. Élémentaire pour cher Watson, me direz-vous ? 

Il apparaît qu'aujourd'hui inbound et outbound travaillent main dans la main dans un savant mélange.
A mon sens, le inbound supporte la création d'une communauté d’intérêt autour de la marque et ouvre la porte à la conversion contrôlée.
"Il s’agit d’une série d’actions prédéterminées et automatisées, qui guide le visiteur d’un site web d’un point A à un point B, jusqu’à l’étape finale, qui est l’achat"

n d'autres termes, je dirai que le marketing inbound ouvre le canal de communication avec l'acheteur averti qui devient d'autant plus un client à long terme.

La relation client au centre des préoccupation des entreprises

Comment traiter les informations pour engager ses clients et prospects ?
Comment développer des campagnes de publipostage, web et mobiles à succès ?
Comment fidéliser durablement ses clients à sa marque ?
Comment offrir le meilleur service ?


Il semble aujourd'hui que la réponse à toute ces questions soit la clé de voûte du développement des organisations.
La solution résiderait dans la relation que les entreprises entretiennent avec leurs clients. 

Cela ne doit pas être une surprise, l'homme est bel et bien un être de relation.

as étonnant alors que les sociétés soient continuellement à la recherche de la connaissance de leur marché. Ah oui, la recherche ? Si, si c'est important la recherche...

e besoin bien réel lié aux enjeux de la commercialisation apparaît au gré de l’évolution des projets. Toujours est-il que cette intelligence a un coût non négligeable et plus particulièrement pour les PME qui représentent 99% des entreprises au Canada. Allouer une ressource à temps plein se révèle un défi de taille car la rentabilité de cette perle rare se fait sur le long terme.

En quoi la connaissance de ses clients peut être un atout pour atteindre les objectifs de développement ?

Cela permet d'améliorer son produit, ses promotions, ses ventes, son image de marque, étendre son marché mais aussi de maîtriser ses dépenses marketing.

Plus précisément, quelques étapes non exhaustives à la réalisation : 

  • Capter et analyser l'information pour dresser des profils cibles

  • Mesurer la satisfaction et l'engagement de la clientèle

  • Valider l'offre produit avec les segments de marché identifiés et réajuster au besoin

  • Créer et planifier des campagnes et projeter les performances

  • Évaluer les résultats et faire des recommandations

  • Répéter la recette


Il apparaît donc indispensable d'investir dans la relation client. Ceci étant, comment combiner cette nécessité de croissance avec la conjoncture économique actuelle. Cela revient à se poser la fameuse question de l’œuf ou la poule : faut il attendre le développement des activités ou bien prendre le risque d'embaucher en considérant la relation client en amont de ses autres activités ?

A l'heure où l'on parle davantage du big data, ne pas considérer la relation client comme une
base essentielle au développement des organisations semblerait une erreur d'étourderie.



Les prémices de la relation client : ma grand-mère est vraiment une personne importante

Après avoir déménagé dans sa nouvelle maison à 15 km de la précédente, ma grand-mère n’a pas changé ses habitudes et a continué d’aller faire ses courses chez les mêmes commerçants :  même boucherie, même fruiterie, même boulangerie… Pourtant ce n’était pas les commerces qui manquaient et ce, bien plus près de chez elle ! Lorsque je l’accompagnais dans son périple dans son ancien quartier, j’étais fascinée de la voir reconnue et appréciée partout où elle allait. Je me disais : « ma grand-mère est vraiment une personne importante ». Elle l’était à mes yeux mais aussi à ceux des marchands du quartier. Ils avaient construit avec elle au fil du temps une relation de confiance, identifié ses préférences, ce qui était important pour elle et prenaient même ses commandes à l’avance par téléphone !  Evidemment, elle ne voulait pas les quitter en déménageant, elle leurs était fidèle !

Qu’est ce qui changé avec les outils d'aujourd’hui ?

La façon de communiquer. Dans les 20 dernières années le nombre de médiums a considérablement augmenté :  Téléphone, mobile, boutiques en lignes, emails, les réseaux sociaux…autant de variantes qui ajoute de la complexité dans les relations humaines. Plus particulièrement, le temps de réponse entre un stimulus et la réplique devient une variable ou une réponse en tant que telle.

La manière de récupérer l’information relative aux intérêts et aux goûts à travers à tous ces nouveaux médiums : Grâce au tracking, que ce soit avec une carte de fidélité en magasin ou encore un cookie sur le web, les faits et gestes des consommateurs sont consignés.  Autant de type de clients différents qu’il y a de canaux, qui mérite une réponse adaptée à leur comportement. Cela demande un cerveau sacrément entraîné, ou un entrepôt de données assez sophistiqué mais surtout l’intelligence d’affaire liée au data.

Le type de communication. Le marketing de masse avec un message universel semble avoir laissé davantage place à des annonces plus personnalisées grâce aux informations recueillies.

Nous avons à ce jour, beaucoup plus d’outils, beaucoup plus d’informations et pourtant à mon sens nous sommes très loin des relations que tissaient ma grand-mère avec les commerçants de son quartier. N'avons-nous pas, au fil du temps et des avancées technologiques, perdu de vue ce qui est vraiment important : L'humain au centre de la relation client.

L’aire de jeux du marketing relationnel est vaste. Je me demande alors ce qu’il en est concrètement pour les PME. Comment utilisent-elles les outils actuels pour améliorer l'expérience client, atteindre leurs objectifs de vente, de fidélisation ou de développement de produit.

C’est la raison pour laquelle, j’ai décidé de m’entretenir avec des entrepreneurs d’aujourd’hui pour connaitre leur point de vue sur la question et écouter le pouls d’une tendance actuelle en matière de marketing relationnel. 

Rencontre avec La fille du web, une entrepreneure 2.0

Le 12 mai dernier, j’ai participé au « Collaboratoire » organisé par la communauté Les Inspirés. C’est un événement de réseautage, hors des sentiers battus, en mode millénium.  C’est donc parmi toutes ces personnes allumées que je fais la connaissance de Rim Boukhssimi.

Rim est une jeune entrepreneure enthousiaste, créative et particulièrement inspirante. Elle est plus connue dans son milieu sous le nom de La fille du web.

Si vous n’avez pas eu encore l’occasion d’aller visiter son site, vous y trouverez des outils pertinents et totalement gratuits pour les femmes qui souhaitent – comme elle l’a fait elle-même - créer leur entreprise.

Entre autres, j’ai eu un coup de cœur pour Mon Plan d’affaires Express qui est loin des clichés de la lourdeur du plan ordinaire. Il est sans aucun doute fait pour vous si vous avez une idée à mettre sur papier et envie de la concrétiser.

La bibliothèque digitale est une mine d’or et Rim est super connectée avec son groupe Facebook : «La communauté des #Ladyboss» *. En plus, j'attends avec impatience ses newsletters hebdomadaires.
Puis ajouter à tout cela quelques services payants pour booster vos aspirations !

Pour moi, La fille du web, c’est l’incarnation de la personne qui me dit que tout est possible !

C’est la raison pour laquelle, je souhaitais m’intéresser davantage à la grande marketeuse qui se cache derrière La fille du web : Je lui ai demandé de devenir la première ambassadrice de mon étude sur les tendances du marketing relationnel.

Nous nous sommes rencontrées au Café bigarade, assises sur des balançoires autour d’une grande table en bois. Un entretien épique !

*  Une communauté de femmes où l’on s’entraide, s’informe et partage ses connaissances.

KR : Comment définis-tu ton métier ?

RB : J’aide les femmes à transformer leur passion en business car c’est ce que j’ai fait. Je dis souvent que ma cliente cible, c’est moi il y a trois ou quatre ans. Lorsque j’ai commencé à découvrir le business web et l'entrepreneuriat en ligne, j’étais fascinée. Plus j’apprenais, plus j’avais des étoiles dans les yeux. J’ai eu envie de transmettre ça. Plus besoin d’être malheureux dans un 9 à 5 en attendant de pouvoir vivre pleinement à ta retraite.  Le web en 2016 offre une alternative, tu peux avoir la vie que tu veux réellement. Ça peut paraître un peu « cheesy » mais c’est vrai ! Je bosse pour moi et prendre du temps libre ne dépend que de moi.
Ce que je fais, c’est partager et vendre de l’information et des formations, je suis info-preneur. Mon objectif, c’est inspirer les gens une personne à la fois ! Et ça marche déjà avec toi, car tu me dis que tu l’es !

KR : Quels sont les services que tu offres ?

RB : Avant, j’offrais des consultations spécifiques sur la stratégie, la création web, etc. Mais, je me suis aperçue que, quel que soit le service que mes clientes avaient choisi, on finissait toujours par aborder toutes les facettes de l’entrepreneuriat Web. 
J’ai donc transformé mes offres en deux types. Le premier est un coaching en tête-à-tête où l’on parle des sujets dont ma cliente a besoin. Le deuxième est organisé autour de rencontres de groupe de cinq membres maximum. Chacune des entrevues est structurée. J’utilise des exercices et j’enseigne des techniques spécifiques en marketing, en web, etc. C’est un suivi très personnalisé qui me correspond mieux. 

Je crée également des formations car ce que je veux, c’est outiller les gens. Je souhaiterais maintenant m'y concentrer davantage et garder les deux premiers services pour des projets qui me touchent.

Pour être honnête, ma motivation avec les formations, c’est de créer du revenu passif. Je veux travailler très fort une fois, puis je veux les distribuer. Par la suite, je ferai uniquement du soutien sur mesure.

KR : Tu es, à mon sens, 100% marketing relationnel. Mais pour toi, c’est quoi le marketing relationnel ?

RB : J’assimile ça au terme anglais «personal brand marketing» : je suis mon produit.

Plus précisément, ce que les gens achètent, c’est ma manière de travailler, de présenter les choses, ma vision de la vie et de l'entrepreneuriat.

Lorsque tu viens me voir, cela veut dire que tu aimes la manière dont je vais t’apprendre les choses. Par exemple, tu aimes mon infolettre et tu vas m’acheter un service, car la façon dont je parle te plait, te touche et t’inspire. C’est se mettre en avant sans être dans l’égo.

Pour moi,  le «personal brand marketing» c’est vendre son cerveau, sa vision.

KR : On parlait de lead et de stratégie. Quels sont tes canaux de promotions privilégiés ?

RB : Je fais des campagnes marketing uniquement pour les lancements. Par exemple, en ce moment, je prépare un cours gratuit et j’ai envie d’avoir plus d’abonnés, alors je vais essentiellement investir dans la publicité Facebook.

KR : Comment vas-tu chercher tes clients ?

RB : Principalement par références : des anciens clients ou des anciens collègues – ce qui me permet d’avoir une clientèle de qualité.

J’utilise également les médias sociaux. Par contre, j’ai une approche un peu différente, j’ai d’ailleurs écrit un billet à ce sujet : Comment trouver ses clients sur Facebook. Je ne m’intéresse pas aux likes sur ma page professionnelle, car c’est uniquement une audience et l’algorithme de Facebook ne permet pas à tout le monde de me lire. Je mise beaucoup sur les groupes, pas uniquement le mien mais aussi ceux auxquels j’appartiens et dans lesquels j’interagis. Je me positionne comme une experte et professionnelle en web marketing et entrepreneuriat. Alors quand les personnes ont un besoin qui correspond à mon offre, ils vont se rappeler de moi car j’ai donné des conseils pertinents.

Je me fais aussi des amis, qui ne deviennent pas forcément mes clients, mais qui me recommandent à d’autres. Ce sont des gens avec qui je n’ai jamais interagi mais comme ils me voient souvent sur les groupes, ils ont le sentiment de me connaitre et se sentent en sécurité.

Par la suite, je gagne davantage leur confiance via mon infolettre. La base est dans la confiance et c’est ce type de relation que je veux construire.

KR : Quelle est la proportion des clients qui viennent par référence ? 

RB : Environ 60-70% ! C’est aussi la place que je souhaite leur donner. Ensuite, il y a Facebook qui prend le 30-40% restant. Par contre, en période de lancement, c’est l’inverse car je mise beaucoup sur Facebook.

KR : As-tu recours à d’autres moyens de recrutement ?

RB : Je demande régulièrement à mes abonnés de me confirmer s’ils veulent continuer à me suivre – comme ça je suis sûre d’avoir un petit pool bien engagé.

Twitter fonctionne bien quand je fais des offres pas trop chères ou gratuites.

J’ai un défi, qui se fait beaucoup dans le milieu anglophone, c’est de recruter des clients via Instagram. Dans le monde francophone de l'entrepreneuriat de service, j’en ai assez peu vu à ce jour.

KR : Comment calcules-tu ton retour sur investissement ?

RB : Sur Facebook, je commence à 3$ par jour et j’ajuste mon ciblage au fur et à mesure.
Pour moi un lancement, c’est deux semaines maximum et beaucoup d’investissement alors j’ai intérêt à ne pas mettre tous mes œufs dans le même panier.

KR: Quelle est ta stratégie commerciale ?

RB : Grâce à mon infolettre, j'ai des abonnés que je peux fidéliser et mettre en confiance, avant de leur vendre quoi que ce soit. J’ai d'ailleurs une liste de contenus déjà programmés : quand tu t’abonnes à La fille du web, c’est que tu es une débutante et que tu as besoin d'information pour commencer.

Aussi, mon infolettre donne droit à un produit gratuit et je gagne la confiance de mes abonnés avec du contenu spécialisé. Vient ensuite la première étape de vente avec un produit de prix moyen, puis la seconde, avec un produit plus cher, mais aussi plus riche en matériel. Ma stratégie s’appuie sur la qualité de mes offres, sur la richesse en contenu, la générosité et la bienveillance. 

KR : À quelle fréquence entretiens-tu des relations avec tes abonnés/clients ?

RB : J'ai deux newsletters : une le mardi et parfois, une le jeudi. Celle du mardi est uniquement centrée sur l’information. Dans celle du jeudi, je fais une offre, de manière très honnête, car je ne veux pas que les gens se sentent obligés d’acheter.

J’ai créé le groupe Facebook « La communauté des #Ladyboss »que j’aime beaucoup. Il y a trois journées phare : Lundi, l'objectif de la semaine, mardi, la promo et le vendredi, c’est le fun ! En général, j’y partage beaucoup de choses comme une nouveauté qui sort sur le marché américain. Je n’ai pas peur de parler de ce que j’ai en préparation, ni de ce qui est à vendre, car je suis au même niveau que tout le monde. Parfois, il y a des personnes qui s’abonnent et que je supprime parce que ça ne fonctionne pas. Ce groupe se veut un endroit sécuritaire et sans jugement pour elles.

KR : Est-ce que tu collectes des données ?

RB : Mis à part les courriels, je ne collecte rien.

Je fais des questionnaires essentiellement pour savoir comment je peux les aider, quel produit va les intéresser le plus ou quel billet de blogue je devrais écrire.

J’ai bien sûr mon Google Analytics qui pointe sur mon site. Je sais qui visite et à quelle fréquence, quand et par quel canal un client est arrivé. Par contre, je n’ai pas ces informations par visiteur.

Pendant les lancements, pour les publicités Facebook, j’ai aussi les taux de clics.

Pour la récolte de courriels, j’ai mis en place plusieurs formulaires et je connais celui qui t’a fait rentrer : la page d’accueil, le bas de page ou encore, le blogue.  Je peux aussi savoir quel formulaire surpasse les autres.

KR : De quelle information tu te sers le plus ?

RB : J’utilise Google Analytics pour suivre la performance de mon site et de mes billets de blog. J’apprends quel billet a eu le plus de succès. Ça me permet de voir quel sujet est le plus susceptible d’intéresser les gens. Je sais également quelles sont les pages  moins performantes, pourquoi, et je peux ainsi améliorer la communication. Enfin, je connais le comportement des gens quand ils arrivent sur mon site et où ils cliquent en premier.

Par exemple, dernièrement ce qui marche le plus c’est Comment créer son entreprise sans quitter son 9 à 5. Si c’est ça qui intéresse les gens, je vais creuser le sujet et en faire plus. Je ne m’attendais pas du tout à ça, je pensais que ce serait un billet du type Comment créer son site web ou encore Faire ma pub.
 
KR : Est-ce que tu utilises LinkedIn?

RB :  Sur Linkedin, je poste mes billets de blogue mais je ne m’y retrouve pas. Je n’ai pas créé ma place en tant qu’entrepreneure.

Ce qui fonctionne bien, c’est Hellocoton.fr, une base de données de blogue. Je me suis rendue compte que j’avais beaucoup de trafic venant de ce site. Aussi, j’y ai découvert plein de blogueuses sur l'entrepreneuriat en Français, La nouvelle génération d’entrepreneures. Myriam Kebe en fait partie.

KR : As- tu des partenariats avec des entrepreneur(e)s, entreprises ?

Rien de visible pour le public pour l'instant. Mais, j’échange avec beaucoup d'autres entrepreneurs et j'ai des projets de collaboration avec ceux ayant des expertises complémentaires aux miennes (design, productivité, etc.). Je ne sais juste pas encore sous quelle forme..   

KR : Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?

RB : Stimuler encore plus de gens. Si j’ai deux personnes inspirées dans ma journée, j’ai atteint mon objectif !